Dans un atelier, les pièces s'accumulent : profilés, visserie, composants récupérés, pièces imprimées en 3D… Et au moment de lancer un nouveau projet, on finit souvent par racheter ce qu'on a déjà, faute de savoir où c'est rangé.

PiStock est ma réponse à ce problème : un petit système open source de gestion d'inventaire et de cycle de vie des pièces (PLM), pensé pour les makers, les hackerspaces et les petits ateliers. Il fait le lien entre vos modèles FreeCAD et vos pièces physiques, et tourne sur du matériel modeste comme un Raspberry Pi.

Le tableau de bord PiStock

Ce que ça fait aujourd'hui

Le catalogue des pièces Fiche d'une pièce et son stock Le visualiseur 3D dans le navigateur La recherche dans le stock

Pourquoi un Raspberry Pi

Parce que ça suffit. PiStock est volontairement léger : un petit serveur Python, une base SQLite, une interface web. Un Raspberry Pi posé dans l'atelier devient le « magasin » numérique de tout le monde sur le réseau local, avec un mot de passe d'accès et un mot de passe administrateur séparé pour les actions destructrices.

On peut aussi le faire tourner sur n'importe quelle machine Linux, pour un usage perso.

Un mot sur « collection »

Dans PiStock, une collection est un regroupement de pièces par sujet, pas un projet planifié dans le temps. Au début je parlais de « projet », mais « collection » est plus juste : une même vis peut vivre dans plusieurs collections sans être dupliquée.

Où en est le projet

PiStock fonctionne et s'utilise déjà au quotidien, mais il est jeune : l'architecture et les API peuvent encore évoluer. Au programme : un déploiement Docker en une commande, et une API publique documentée pour que chacun puisse écrire ses extensions (prix des composants, étagères à LED pick-to-light, gestion par QR code…).

Le code est sous licence AGPLv3 : github.com/pistock-org/PiStock. Retours, idées et rapports de bugs sont les bienvenus dans les issues.

La suite : installer PiStock sur un Raspberry Pi et de FreeCAD au navigateur.