Les assemblages paramétriques, c'est un peu le « graal » de la CAO. Depuis FreeCAD 1.0, l'atelier Assembly est intégré nativement. Il marche bien, mais il y a une façon de s'y prendre qui évite énormément de problèmes.
Empilement ou assemblage mobile ?
Première distinction utile :
- l'empilement (assemblage statique) : des pièces posées les unes sur les autres, sans mouvement. On peut le faire sans atelier d'assemblage, avec des conteneurs Part, des expressions, un ou deux LCS et un VarSet pour piloter le tout ;
- l'assemblage mobile : des pièces qui bougent les unes par rapport aux autres. Là, le solveur d'Assembly prend tout son sens.
La structure à adopter pour chaque pièce
Je conseille très fortement cette structure pour toutes les pièces d'un assemblage :
Un conteneur Part qui contient deux corps : un corps squelette, et un ou plusieurs corps qui forment le volume réel de la pièce.

Pourquoi ça change tout
On assemble d'abord les squelettes : un assemblage « brouillon » qui a déjà toutes les fonctionnalités de mouvement de la pièce finale. Les corps réels sont ensuite construits en s'appuyant sur les squelettes.
Résultat : on peut changer le design des pièces sans refaire l'assemblage. Les contraintes portent sur les squelettes, qui eux ne bougent pas.

Bonus : les pièces importées
Autre gros avantage : la technique marche aussi avec des modèles importés, maillages STL ou fichiers STEP. Le squelette porte les liaisons, la pièce importée n'a plus qu'à suivre.

Extrait du chapitre « Assembly » du MEMO GA3D.